Nouvelles publications, conférences, colloques, thèses
Musique
de l'architecture de Iannis Xenakis
Textes, réalisations et projets architecturaux
choisis, présentés et commentés par Sharon Kanach
Éditions Parenthèses Décembre 2006. 448 pages.
Nombreuses illustrations en n & b et en couleur. 28€
Cet ouvrage rassemble pour la première fois l'ensemble des écrits de Iannis Xenakis consacrés
à l'architecture et aux relations entre musique et architecture, structuré en quatre parties
: " Les années Le Corbusier (1947-1959), " La ville cosmique et autres écrits ", " Xenakis,
architecte indépendant ", " Les Polytopes ". Completé d'un index critique illustré de l'ensemble
des projets et réalisations (Sven Sterken), d'une bibliographie thématique (Makis Solomos)
et d'un tableau chronologique comparatif (biographique, œuvres musicales, projets architecturaux,
écrits), le volume reprend le matériel originel de Xenakis (présenté et commenté par Sharon
Kanach) retrouvé lors de l'inventaire de ses archives personnelles désormais déposées au
département de la musique de la Bibliothèque nationale de France à Paris.
Écrits de Xenakis :
" Métastassis-Analyse " (1954), édition critique et analyse d’Anne-Sylvie Barthel-Calvet, Revue de Musicologie
tome 89 n°1, 2003, p. 162-187.
Dans ce document de première importance, Xenakis analyse de manière très détaillée cette
œuvre majeure, en particulier l’utilisation personnelle et originale d’une écriture sérielle.
Il y présente également la notion de " durée différentielle " qui gardera sa pertinence dans
ses œuvres ultérieures.
Agostino DI SCIPIO (ed.), Universi
del suono. Scritti e interventi 1955-1994, avec une bibliographie de Makis Solomos,
Milan, Ricordi, 2003, 260 p.
Choix de textes de Xenakis traduits en italien, dont deux inédits :
- " Problèmes de composition musicale grecque " (1955),
- " La crise de la musique sérielle " (1955),
- " Brief an Hermann Scherchen " (1956),
- " Eléments sur les procédés probabilistes (stochastiques) de composition musicale "
(1962),
- " Auprès de Béla Bartók " (1965),
- " Le déluge des sons " (1965),
- sans titre : hommage à Scherchen (1966),
- " Ad libitum… " (1967),
- sans titre : sur Stravinsky (1971),
- " The New Music today " (1975) (avec changement de titre : " Cinque risposte sulla
"nuova musica"),
- " Culture et créativité " (1976),
- " Des univers du son " (1977),
- " Nouvelles propositions sur la micro-structure des sons " (1977),
- " Espaces et sources d'auditions et de spectacles " (1980),
- " Problématiques scientifiques et compositions musicales " (1980) inédit publié sous
un titre différent (" Problematiche tecnologiche della composizione "),
- " Les conditions actuelles de la composition " (1981),
- " Pour saluer Olivier Messiaen " (1983),
- " Alban Berg : le dernier des Romantiques " (1985),
- " Le pas d'acier de Paul Klee " (1985),
- " A propos de Jonchaies " (1988),
- " Sieves " (1990), " Eschyle, un théâtre complet " (1991),
- " De la règle, de la loi " (1992), inédit,
- sans titre : sur Cage (1993),
- " Creativity " (1994).
Actes de colloque sur
Xenakis :
Makis SOLOMOS (ed.), Iannis
Xenakis, Gérard Grisey. La métaphore lumineuse. Préface de François Paris. Actes du
colloque organisé par le CIRM dans le cadre du festival MANCA, nov. 2001. Paris, l’Harmattan,
2003, 262 p.
Considérant la musique comme un art de la métaphore, les participants à ce colloque ont
étudié les différentes implications de la notion d’analogie dans la composition comme dans
l’appréciation d’œuvres musicales. Dans cette perspective, ils se sont plus particulièrement
penchés sur la référence aux étoiles, image antique récemment réactivée par la science contemporaine.
Ce livre, issu des réflexions développées dans ce colloque, s’articule en deux parties
distinctes, la première traitant de la notion de métaphore en musique et d’occurrences significatives
de la métaphore lumineuse chez des compositeurs contemporains tels que Varèse, Scelsi, Stockhausen
ou Cristobal Halffter ; la seconde s’attachant plus spécifiquement aux œuvres de deux créateurs
récemment disparus : Gérard Grisey et Iannis Xenakis. L’un comme l’autre ont placé la métaphore
au cœur de leur démarche, Grisey évoquant la " chair du temps ", Xenakis procédant à des " transferts " de
modèles.
Première partie. La métaphore lumineuse
- Herméneutique musicale et cosmologie (Daniel Charles)
- De la métaphore en musique —ou du sens (Christian Hauer)
- La métaphore boréale chez Varèse (Philippe Lalitte)
- Giacinto Scelsi. Une esthétique de la voix. A propos des Sauh I, II, III, IV
(Geneviève Mathon)
- Karlheinz Stockhausen et la métaphore lumineuse (Ivanka Stoïanova)
- La dialectique de l’un et du multiple dans Mizar de Cristóbal Halffter (Alain
Fourchotte)
- Les " supercordes ", une nouvelle métaphore musicale ? (Martin Laliberté)
Seconde partie. Xenakis-Grisey
- Pour une filiation Xenakis-Grisey ? (Makis Solomos)
- Les modes du sommeil. La métaphore chez Xenakis (Carmen Pardo Salgado)
- Métaphore, formalisation et intuition dans Analogique A et B de Xenakis (Agostino
Di Scipio)
- Musical et extramusical chez Xenakis. A propos de Kraanerg et de Nekuïa (Rudolf
Frisius)
- Iannis Xenakis, les compositeurs de l’École de Vienne et le concept des structures hors-temps
(Georges Zervos)
- Analyse et modélisation du son dans les musiques de Gérard Grisey et de Iannis
Xenakis (Anne Sedes)
- Des transformations continues aux processus de transformation (Jérôme Baillet)
- Ombre et Lumière dans Anubis (et) Nout (Thierry Alla)
Thèses de doctorat
récemment soutenues :
Benoît GIBSON, Théorie et pratique dans la musique de Iannis Xenakis : à propos du
montage, thèse de doctorat, Paris, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 2003,
375p.
Ce travail montre, à l’aide d’analyses musicales précises et détaillées que Xenakis a
souvent pratiqué le " montage ", c’est-à-dire la réutilisation de matériaux de ses propres
œuvres, en les transformant selon plusieurs procédés : montage proprement dit, manipulations
(sons à l’envers, séquençage, mixage, micromontage) et traitements. Le travail est précédé
d’une première partie qui traite des diverses " théories " xenakiennes (stochastique, cribles,
groupes, automates cellulaires), selon des approches originales. L’auteur a pris pour corpus
pratiquement la totalité de l’œuvre xenakien et la thèse se conclut par une liste des œuvres
où l’on peut lire leur généalogie (selon les matériaux qu’une œuvre a empruntés à une œuvre
antérieure). (Makis. Solomos.)